La période hivernale réserve bien des surprises. Alors que la présence des merlans est irrégulière durant
la fraie et la reproduction, le Pertuis d'Antioche, prêt de La Rochelle, nous offre l'occasion de vivre pleinement notre passion. Les congres, malgré des eaux froides en dessous de 10 degrés,
restent bien actifs et ce pour notre plus grand bonheur. S'il est souvent peu apprécié, le congre n'en reste pas moins un adversaire de choix. Très combatif, parfois capricieux et difficile à
trouver, sa présence est aussi perçue par beaucoup comme une chance incroyable. N'oublions pas que notre congridé est une espèce que l'on rencontre uniquement dans les eaux européennes et que de
nombreux internationaux le considèrent comme un poisson mythique. Le congre mérite-t-il donc sa mauvaise réputation?

La pêche du congre est à la fois simple et compliquée. Expliquons-nous! Les montages utilisés restent
simples à réaliser. Un traînard d'un mètre de longueur en 100/100ème armé d'un coulisseau fait souvent l'affaire. Étant donné la puissance du poisson, on veillera bien sûr à réaliser
des noeuds propres et bien résistants: l'erreur ne pardonne pas avec le "Conger Eel" comme l'appellent les Anglais. La taille des hameçons dépend en partie de l'appât utilisé. Pour escher une
sardine ou un encornet de taille moyenne, un hameçon de 2/0 ou 3/0 suffira amplement. En revanche, avec un gros casseron par exemple, il est préférable de monter un 7/0 ou 8/0. Le plus important
est de bien faire ressortir la pointe de l'hameçon afin que le poisson se pique plus facilement: on évitera ainsi les décrochés, assez courant avec notre ami le congre. En effet, s'il n'a pas de
dents, le congre dispose d'une mâchoire cartilagineuse très râpeuse et dure. C'est pourquoi il faudra mettre toutes les chances de son côté pour bien le ferrer: des hameçons à la fois piquants et
résistants associés à un ferrage bien appuyé augmentent fortement les chances de piéger notre individu. Car quoi de plus décevant que de perdre un beau spécimen entre deux eaux ou en surface
pendant un joli combat...


Quoi qu'il en soit, la pêche du congre requiert beaucoup de technique. La mise en place de l'appât est
fondamentale. Il doit d'abord être présenté de la façon la plus naturelle possible sous peine d'enregistrer un refus. Notre beau casseron ou notre belle sardine tiendra mieux à l'hameçon ligaturé
à l'aide de fil élastique. De cette façon, le congre arrachera moins facilement sa proie de l'hameçon et aura plus de chances de bien engamer!!! Le ferrage est un autre aspect souvent difficile à
appréhender avec le congre. Souvent, les touches sont très discrètes, difficiles à percevoir, notamment dans des fonds supérieurs à 40 mètres. Ferrer le poisson au bon moment demande alors
beaucoup de concentration et de "Feeling" comme on le dit souvent dans le monde de la compétition. Enfin, le positionnement du bateau demande une grande précision. Les congres se pêchent
généralement sur des fonds rocheux, sur des accords assez marqués susceptibles de constituer un habitat pour notre prédateur. Un mouillage raté sera immédiatement synonyme d'échec. Il faudra
prendre en compte la force du courant et du vent afin de réaliser un mouillage millimétrique, ce qui nous le savons, n'est pas une mince affaire. C'est aussi ce qui fait le charme de cette pêche
et de ce poisson finalement "mythique" qu'est le congre.

Rendez-vous donc, les 12 et 13 mars à La Rochelle, pour le 2ème challenge international de la pêche aux congres.
Toutes les informations sur www.arpsm.fr
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